Notre histoire
En détails...
1955-56
L’Intercommunale est née de la constatation que le Brabant wallon était en retard en matière d’organisation de la médecine préventive et de lacunes dans le domaine des «œuvres» sociales.
Le 4 novembre 1956, l’IOSBW (Intercommunale des Œuvres Sociales du Brabant Wallon) est créée sous la forme d’une société coopérative. L’Arrêté Royal de Constitution de l’IOSBW, qui s’installe au 61 rue Reine Astrid à Tubize, date du 29 décembre 1956.
1957
L’inauguration officielle de l’IOSBW a lieu en juin 1957 à la Maison communale d’Ottignies par le Dr Charles Quévrin, alors Bourgmestre de Limal (voir ici, page 23) et 1er Président de l’IOSBW ; Monsieur Alfred Huez est désigné comme administrateur délégué.
Dans les Statuts de l’Intercommunale, on peut lire : «A pour objet la création et l’exploitation de tous les établissements et l’organisation de tous les services à caractère social dont l’utilité serait reconnue par les communes associées».
Le but premier de l’IOSBW est d’exercer une médecine préventive dans les communes où jusqu’alors rien – ou presque – de semblable n’existait. Et pour commencer d’organiser la médecine scolaire afin de toucher un maximum d’élèves. Pour cela, l’Intercommunale a acquis un car (inauguré en 05/1958) pour couvrir tout l’arrondissement.
L’IOSBW, au-dessus de toute considération politique, philosophique ou religieuse, regroupe rapidement 21 communes (32.651 habitants). Il s’agit des communes d’Archennes, Autre-Eglise, Boussut-Gottechain, Court-St-Etienne, Couture-St-Germain, Folx-les-Caves, Glabais, Hamme-Mille, Huppaye, Ittre, Jauche, Limal, Loupoigne, Mellery, Neerheylissem, Oisquercq, Ophain (Bois Seigneur Isaac), Ottignies, Tilly, Tourinnes-la-Grosse, Villers-la-Ville.
La cotisation (unique) prévue pour les communes qui souhaitent faire partie de l’Intercommunale est fixée à 30 frs/habitant et ce pour une durée de 30 ans.
1958
De multiples services sont créés pour développer l’hygiène et assurer une surveillance efficace de la santé via une médecine préventive.
L’achat du car polyvalent va permettre d’assurer à la fois des examens cliniques et radiologiques. A noter que c’est le premier car de la sorte à fonctionner en Europe !
Les Services en fonction sont :
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- Un Service d’inspection médicale scolaire : plusieurs Centres de santé sont ouverts et le car sillonne les différentes communes ;
- Un Service social : il se charge d’enquêtes et interventions en rapport avec les activités des services médicaux préventifs ou à la demande des administrations communales ;
- Un Service d’aide aux familles : il s’agit d’aides aux ménages et aux personnes handicapées (par des «mamans auxiliaires») définies comme suit : Apporter aux ménages, momentanément handicapés par l’impossibilité où se trouve la mère de famille de remplir ses tâches habituelles, le concours de personnes spécialement préparées à une telle mission et qui aient conscience du rôle important qu’elles ont à jouer. Elle intervient aussi pour sortir de leurs difficultés les vieilles personnes seules ou les vieux couples que le sort frappe dans leurs forces physiques. Elle n’est pas seulement, comme on le croit communément, une «aide-ménagère». Elle ne doit pas uniquement savoir cuisiner, lessiver, repasser ou raccommoder mais il faut aussi qu’elle possède des notions de puériculture, de psychologie, de pédagogie appliquée, de droit familial, de législation sociale, toutes connaissances qui lui permettront, sous la direction d’une assistante sociale, d’agir avec la compétence, le doigté et la discrétion nécessaires au rétablissement rapide d’un équilibre normal dans le foyer où elle aura été envoyée [Journal "Le Peuple", 19 février 1956].
- Un Service de contrôle sanitaire des travailleurs ;
- Un Service médico-sportif : qui prend en charge le contrôle obligatoire pour certains sports ;
- Un Service d’orientation professionnelle ;
- Un Service d’aide médico-sociale aux personnes âgées.
Trois communes ont recours au service des aides familiales. Cependant ce service rencontre des difficultés car on parle déjà de pénurie d’aides familiales qualifiées en Brabant wallon.
Sous l’égide de l’ISBW sont créés des comités locaux qui sont des organismes de décentralisation. Ils permettent un lien direct avec la population et la mise en place de campagnes,…
Ces comités sont composés de mandataires communaux, de membres de commissions d’assistance publique et de toutes personnes désintéressées et dévouées au service public.
1964
La Loi sur les Services d’inspection médicale scolaire [Loi du 31 mars 1964 sur l’inspection médicale scolaire, Moniteur belge du 15 avril 1964] provoque la transformation du car en service de dépistage de la tuberculose car la médecine scolaire ne peut plus se pratiquer que dans les Centres de santé.
1969
Les services proposés par l’Intercommunale sont le dépistage itinérant de la tuberculose, les permanences sociales, le Service d’inspection médicale scolaire et le Service d’aide aux familles et aux personnes âgées.
L’IOSBW collabore avec l’ASBL SEMEPRE (Service de Médecine Préventive du Brabant wallon).
1971
Le Conseil d’administration décide de renouveler le car (qui a 13 ans) ce qui est chose faite le 04/11/1972. Ses missions sont ralenties à cause de nouvelles modifications de la législation et d’une campagne de dénigrement menée par des opposants au dépistage de la tuberculose.
Le car sert aussi à la médecine du travail.
A noter que toutes les trois heures, un cas de tuberculose est dépisté en Belgique et un Belge en meurt chaque jour (43 769 cas d’infections déclarées et 396 décès en Belgique en 1971 [Annuaire Statistique de la Belgique, tome 103, année 1983, Institut national Statistique-Ministère des Affaires économiques, pages 106 et 102] ).
1974
On constate une diminution de travail pour le Service d’inspection médicale scolaire, les examens radiographiques, le Service itinérant de dépistage, les examens sportifs et la vaccination.
Par contre, on note une stabilité pour le Service d’aide aux familles et aux personnes âgées.
Et une augmentation des demandes pour les services sociaux.
1977
Le 1er janvier 1977 a lieu la fusion des communes , l’Intercommunale compte alors 20 communes affiliées.
A la suite de cette fusion des communes et la création des CPAS , on note une diminution des conventions pour le Service social car les services rendus sont de plus en plus pris en charge par les communes/CPAS eux-mêmes.
1982
Diverses pertes financières pour l’Intercommunale sont enregistrées suite :
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- au Décret qui diminue les tests tuberculiniques [Décret de la Communauté française relatif à l'épreuve de sensibilité cutanée à la tuberculine du 24 juin 1981, Moniteur belge du 4 août 1981] ;
- à la diminution des examens radiophotographies ;
- à la limitation du nombre d’heures subsidiables pour le Service d’aide aux familles et aux personnes âgées ;
- à la Diminution des prestations sociales.
1983
Nouvelle diminution des subsides pour le Service d’inspection médicale scolaire et radiophotographie mais aussi diminution du nombre d’enfants à examiner liée à la dénatalité.
Pour les services sociaux, trois permanences sont organisées à : Braine-le-Château, Mont-Saint-Guibert et Wavre.
Les heures subsidiables étant plafonnées dans le Service d’aide aux familles et aux personnes âgées, l’Intercommunale est contrainte de mettre une partie de ce personnel en chômage partiel.
1984
Plusieurs questions sont soulevées : En 1986, l’IOSBW aura 30 ans, or les statuts prévoyaient une durée de vie de l’institution de 30 ans. Faut-il «fermer» l’IOSBW ? Mettre un terme à ses missions ? Quel avenir pour le Service d’inspection médicale scolaire ? Quid du Service d’aide aux familles et aux personnes âgées (180 familles et 20 aides familiales) ? Quid de la gestion des Centres de santé et de la médecine du travail ?
Lors du Conseil d’administration du 10 novembre 1984, les communes affiliées décrètent que l’IOSBW doit continuer ses activités et décident de constituer une commission de travail pour réfléchir aux trente prochaines années de l’institution.
1985
Le Service d’aide aux familles et aux personnes âgées compte 150 familles qui bénéficient du service, rendu par 18 aides familiales et aides-seniors coordonnés par une assistante sociale et un travailleur administratif. Ce qui est insuffisant. Il faudrait plus de personnel et lever la limitation du taux d’accroissement des subsides afin d’aider davantage de familles.
Le Service social communal fonctionne avec trois permanences situées à Braine-le-Château, Mont-Saint-Guibert et Wavre. Il propose aussi des prestations à la carte principalement dans les communes et CPAS où les restrictions budgétaires ne permettent pas d’engager du personnel supplémentaire dédié.
Le Service de l’inspection médicale scolaire est en place dans trois Centres (Nivelles, Tubize et Wavre). Ces centres pratiquent les examens scolaires obligatoires et informent à l’éducation à la santé.
Le Service itinérant de dépistage - en collaboration avec le FARES - développe des activités de dépistage de la tuberculose et des autres maladies respiratoires à caractère social, le soutien au dépistage du cancer, du diabète et des maladies cardiovasculaires. Ainsi que la mise en place de collaborations à des campagnes de prévention à la toxicomanie, au suicide et aux accidents.
Des idées de nouveaux projets émergent telles que :
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- La mise en place d’équipes psycho-médicosociales (PMS) ;
- Le développement d’un service de guidance constituée d’une équipe polyvalente (logopède, kiné, psychomotricien) ;
- La création d’un Service de garde d’enfants malades à domicile ;
- La mise en place de formations à destination du personnel de gardiennage d’enfants (moniteur de plaines de jeux et cure de jour) ;
- La création d’un Service de garde d’enfants après l’école par des bénévoles.
1986
L’IOSBW a 30 ans.
20 communes sont affiliées : Beauvechain, Braine-l’Alleud, Braine-le-Château, Court-Saint-Etienne, Chaumont-Gistoux, Genappe, Grez-Doiceau, Ittre, La Hulpe, Lasne, Mont-Saint-Guibert, Nivelles, Orp-Jauche, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Ramillies, Rebecq, Rixensart, Tubize, Villers-La-Ville et Wavre.
Le car-dispensaire reste le seul outil du genre en Région wallonne.
1987
L’IOSBW décide d’organiser une journée «Petite Enfance » à Perwez à la suite de laquelle est mise en place une « Coordination Régionale de la petite enfance en Brabant wallon de l’Est».
Par ailleurs, partant du constat de l’insuffisance de structures d’accueil des enfants de 0 à 3 ans, l’IOSBW propose de mettre en place un Service de gardiennes encadrées à domicile : celui-ci offrirait aux parents une solution d’accueil dans une ambiance familiale, un service de qualité, le choix de l’accueillante, une continuité si l’accueillante référente est indisponible temporairement, un paiement au juste prix et une gardienne qui peut accueillir un enfant malade s’il n’y a pas de danger pour les autres.
Une telle solution profiterait du niveau inter-communal : certaines communes ont déjà essayé de développer ce type de service mais les difficultés et lourdeurs d’organisation empêchent ces créations de place d’accueil.
L’IOSBW, intercommunale active dans le domaine médico-social préventif depuis plus de 30 ans, qui est présente dans quasi tout le Brabant wallon, peut assumer ce genre de service qui entre parfaitement dans son objet social. De plus, l’IOSBW possède des services nécessaires au bon fonctionnement d’un tel service (personnel médical et paramédical pour la formation des gardiennes par exemple).
1988
Compte tenu du développement de l’institution, le Conseil d’administration décide de créer un bureau permanent avec un Président, un Vice-Président et un administrateur délégué à la gestion journalière.
Quatre communes se montrent intéressées par l’idée du Service de gardiennes encadrées à domicile : Ramillies, Grez-Doiceau, Beauvechain et Orp-Jauche.
Enfin, l’IOSBW n’obtient pas le renouvellement de son agréation pour le service de Médecine sportive.
1989
Le Service des gardiennes encadrées à domicile voit le jour.
L’IOSBW enregistre des pertes financières suite à la diminution des quotas d’heures subsidiables (Service d’aide aux familles et aux personnes âgées) et la diminution des examens radiologiques.
Le Conseil d’administration décide de mener une campagne d’informations sur les services de l’IOSBW auprès des communes et CPAS.
Le premier Directeur général est engagé le 1er décembre. C’est Jacques TERNEST qui est désigné pour cette fonction.
1990
Les différents services sont réorganisés comme suit :
Un Pôle «santé» :
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- Un Service de soins coordonnés à domicile ;
- Un service d’Education à la santé à destination des enseignants et employés communaux ;
- Un Service d’inspection médicale scolaire ;
- Une Cellule prévention des assuétudes ;
- Un Service de diététique ;
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Un Pôle «social» :
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- Un Service d’aide aux familles et aux personnes âgées (qui est confronté à beaucoup d’absences mais qui voit son quota d’heures subventionnées augmenter) ;
- Un Service des gardiennes encadrées qui compte 75 gardiennes ;
- Un Service communal qui aide aux démarches relatives à la pension, à la mutuelle, aux différentes allocations et à l’accès au logement. Malheureusement, ce service est de moins en moins sollicité par les communes ;
- Un service d’aide à la création de crèches de zoning ;
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Un Pôle «économique» :
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- Un Service de guidance environnementale.
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Le car ne sera pas renouvelé, ce qui met un terme à l’activité liée à la médecine du travail.
Une réflexion sur l’avenir du Service d’inspection médicale scolaire est menée : va-t-on le supprimer ? Le remplacer par la logopédie ou l’éducation à la santé ?
On note la mise en place d’une formation babysitting.
L’IOSBW prend la Vice-Présidence du SPMT (Service de Prévention et de Médecine du Travail).
1992
Déménagement des bureaux dans les locaux du Domaine de l’ONE à Chastre : s’y installent les Services généraux, le Service communal, le Service d’aide aux familles et aux personnes âgées, le Service des gardiennes encadrées (82 mamans gardiennes), la Cellule de prévention des assuétudes, le Service environnement.
Deux ASBL sont créées aux côtés de l’Intercommunale : l’ASBL Enfance & Diététique et l’ ASBL Aides ménagères (Statuts fondateurs des deux asbl publiés au Moniteur belge du 5 mars 1992).
En dehors du site de Chastre, restent un centre de l’inspection médicale scolaire et l’ASBL Enfance & Diététique à Tubize, un autre centre de l’inspection médicale scolaire à Wavre et un troisième et dernier à Nivelles.
1993
Un Projet de Service de garde d’enfants malades et de prise en charge d’enfants en dehors des heures scolaires est en réflexion.
L’IOSBW devient membre de la Fédération des Initiative Locales pour l’Enfance (FILE ). Jacques Ternest, directeur général de l’IOSBW en devient le Président.
1994
Des nouveaux services sont développés au sein de l’Intercommunale tels que :
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- le Service de garde d’enfants malades à domicile : qui offre aux parents un service de qualité pour leurs enfants malades dans un environnement naturel et connu ;
- le Service de Prévention de la toxicomanie dans le Brabant wallon : qui organise des actions, des tables rondes, des concertations, des formations en rapport avec la prévention de la toxicomanie ;
- le Service de prise en charge des patients toxicomanes et de leur famille qui vise à coordonner pour le Brabant wallon la prise en charge des toxicomanes et de leur famille par un réseau de médecins généralistes et pharmaciens formés à cette démarche ;
- le Service Multiservices qui réalise, à la demande des usagers du Service d’aide-familiale, des travaux élémentaires à leurs maisons tels que peinture, jardinage, réparations diverses et offre également une aide pour se déplacer (courses, visites médicales…).
1995
Le 1er janvier 1995, création de la Province du Brabant wallon. A cette occasion, l’IOSBW est désignée comme le « bras armé en matière de politique sociale » de la nouvelle Province.
Un nouveau service voit le jour : le Service d’accompagnement de la personne handicapée.
D’autres missions sont envisagées en lien avec le logement, la formation des travailleurs sociaux, la sensibilisation et la formation à la maltraitance, l’organisation de colloques, l’organisation de service de garde d’enfants en parascolaire (après les cours)…
L’IOSBW organise des concertations psychosociales entre les acteurs du social en Brabant wallon.
1996
Le Service d’accompagnement de la personne handicapée s’installe à Tubize.
1996 voit la création du Service Formations, qui propose des formations à destination des éducateurs de rue, des gardiennes encadrées et des travailleurs psychosociaux.
Cette année, l’IOSBW organise aussi les «Etats généraux de l’Enfance» les 26 et 27 avril à l’initiative de la Fédération des Initiatives Locales pour l’Enfance (FILE) au Domaine de l’ONE à Chastre.
A la suite d’accords entre partenaires sociaux, la loi du 3 avril 1995 portant des mesures visant à promouvoir l’emploi, Moniteur belge du 22 avril 1995, dote le Fond d’Equipements et de Services Collectifs (FESC) pour financer notamment des projets qui permettent une plus grande flexibilité des travailleurs. Dans ce cadre, l’IOSBW développe un projet-pilote d’accueil extrascolaire (accueil des enfants scolarisés avant et après les heures scolaires) sur le Brabant wallon.
Ce Service d'accueil extrascolaire emploie au départ 35 animateurs, deux coordinateurs et trois «adjoints spécialisés» en matière médicale, gestion administrative et projet artistique/culturel. Il est mis en place dans 15 communes, sur 36 lieux d’accueil (écoles).
1997
L’IOSBW organise une journée de réflexion sur l’exclusion sociale.
Un préavis est donné aux 110 personnes du Service d'accueil extrascolaire et Service de garde d’enfants malades à domicile à titre conservatoire compte tenu de l’incertitude du maintien des subsides. Le projet-pilote n’avait la garantie d’être subsidié qu’une année.
Toutefois, le subside va finalement être prolongé.
1999
Le Service d'accueil extrascolaire et le Service de garde d’enfants malades à domicile fusionnent pour devenir le Service intégré.
1999 a vu le lancement des Matinales de l’Enfance par le Service Formations. Le concept des Matinales est le suivant : des matinées d’étude, destinées à toutes personnes travaillant dans le secteur de l’enfance, qui abordent des problématiques au cœur de leurs préoccupations quotidiennes et qui permettent des échanges entre les participants. Cela répond à une demande importante et plus de 366 personnes ont participé aux Matinales cette année-là.
2000
Un nouveau projet d’organigramme et de cadre est proposé. Il se compose de trois Pôles répartis comme suit :
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- Le Pôle "Enfance et Famille" avec le Service intégré, le Service d'aide aux familles et aux personnes âgées, le Multiservices, l’ASBL Aides ménagères, le Service des gardiennes encadrées et le Service communal ;
- Le Pôle "Santé & Social" avec le Service de prise en charge des toxicomanes et de leur famille, le Service de prévention assuétudes et plans sociaux intégrés, le Service de l’inspection médicale scolaire (qui sera transféré à la Province dans le courant de l’année 2000), l’ASBL «Enfance & Diététique» et le Service d’accompagnement de la personne handicapée ;
- Le Pôle " Formations - Ressources et Développement" avec le Service Formations, une cellule Communication, une cellule Informatique et un Service Enfance & Nature.
2001
Au vu de la situation financière de l’IOSBW, le Conseil d’administration décide d’une augmentation de la cotisation communale : celle-ci passe de 0,20€ à 0,37€/habitant.
Hélécine est la dernière commune du Brabant wallon à s’affiler à l’institution qui compte dorénavant les 27 communes de la province.
On parle dorénavant de quatre départements au sein de l’IOSBW :
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- Le Département «Accueil de l'enfant 0-3 ans» : Le Service des gardiennes encadrées et les projets Petite Enfance ;
- Le Département «Accueil de l'enfant 3-12 ans» : Le Service d'accueil intégré et le Service Enfance & Nature ;
- Le Département «Santé & Famille» : Le Service d’aide aux familles et aux personnes âgées (aides familiales), le Service de prise en charge des toxicomanes et de leur famille, le Service de prévention assuétudes et plans sociaux intégrés, le Service communal, le Multiservices et le Service d’accompagnement de la personne handicapée ;
- Le Département «Ressources et Développement» : Le Service Formations, le Service communication et les Etudes et Recherches.
Aux côtés de l’Intercommunale, il Y a toujours les ASBL «Enfance & Diététique» et «Aides ménagères».
Par contrat de gestion, la Province du Brabant wallon confie à l’IOSBW une mission de Prévention du suicide. La Province réaffirme aussi sa volonté de voir l’Intercommunale comme «son» opérateur du social en Brabant wallon.
2003
Dans l’idée d’une redynamisation de l’institution, l’IOSBW perd son O et devient l’ISBW : la suppression du O qui renvoyait à l’idée de «bonnes œuvres». Un nouveau logo est créé.
Un projet pilote voit le jour : «Classes découvertes» qui met en valeur, entre autres, le Domaine de Chastre dans lequel les bureaux de l’ISBW se situent.
2007
En 2007, suite à «l’Analyse des besoins sociaux en Brabant wallon» diligentée par la Province du Brabant wallon , l’Institution recentre ses actions sur trois pôles prioritaires : l’accueil des enfants de 0 à 3 ans, l’accueil des enfants de 3 à 12 ans et l’aide aux familles.
2008
Un avenant au contrat de gestion Province-ISBW prévoit un second recentrage des actions sur l’accueil des enfants de 0 à 12 ans et sur les aides aux familles et aux personnes défavorisées.
Liquidation de l’ASBL «Aides ménagères» en Brabant wallon par décision de l’Assemblée générale du 25 juin 2008 (Publication au Moniteur Belge du 23 juillet 2008).
2014
L’ISBW fait appel à un audit externe (BDO) afin de «consolider et d’harmoniser ses structures, de permettre à ses services de se centrer sur leurs missions et répondre au mieux aux nouveaux besoins de la population».
Le plan stratégique 2014-2019 tient compte de ces recommandations et décide de la création de deux nouveaux pôles : le Pôle Ressources Humaines et le Pôle Budget & Finances.
2015
L’ISBW travaille depuis plusieurs années sur les 7 valeurs les plus importantes qui sous-tendent son action. Celles-ci donnent un sens à la manière dont chacun effectue son travail et envisage sa relation avec ses collègues et les usagers de l’Intercommunale. Ce travail collectif se révèle valorisant pour l’ensemble du personnel et renforce l’image positive de l’Intercommunale.
Les valeurs retenues sont :
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- garantir l’équité,
- veiller à l’impartialité,
- être attentif à l’universalité des idées,
- faire preuve de non-jugement,
- pratiquer le respect de la personne,
- agir dans la bienveillance et
- soutenir l’autonomie.
2016
Des perspectives financièrement difficiles (notamment en raison de la nécessité d’un assujettissement à la TVA) mènent à la liquidation de l’ASBL «Enfance et Diététique». Celle-ci sera actée par décision de l’Assemblée générale du 6 décembre 2016 (Publication au Moniteur belge du 11 janvier 2017).
2018
L’Intercommunale sociale du Brabant wallon devient une intercommunale «pure».
Pour ce faire, elle doit se défaire d’institutions privées appelées les «parts B» telles que l’Institut Bordet, les mutualités Chrétiennes,… Mais aussi les «parts C» qui regroupent une poignée de particuliers. La suppression des parts B et C se fera au 31 décembre 2018. La nécessité de devenir «pure» trouve sa source dans des règles européennes en matière de marchés publics. Les intercommunales «mixtes» non «pures») sont soumises aux règles contraignantes de la concurrence, même pour les services au profit des communes membres de l’intercommunale.
La mise en application du Décret gouvernance du 29 mars 2018 impose de nouveaux changements au sein des organes de gestion de l’ISBW comme par exemple la diminution du nombre d’administrateurs à 20 personnes, la diminution du nombre de représentants au Comité directeur (passant de 7 élus à 5 et devenant au passage le «Bureau exécutif»), la création d’un Comité d’audit, etc.
2019
Malgré que les derniers exercices soient proches voire soient en équilibre, les perspectives financières de l’Intercommunale à moyen et long terme anticipent des pertes importantes pour les exercices suivants. Sous l’impulsion du nouveau Conseil d’administration et du Bureau exécutif, un nouveau plan stratégique est adopté par l’Assemblée générale.
Dans son introduction, il est proposé "de prendre l’année 2020 pour développer des outils afin de mener une réflexion (...)".
Il s’agira de développer :
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- un screening des dépenses,
- un benchmarking des recettes,
- une présentation des comptes sous une forme analytique par service en répartissant les charges communes sur les services de base.
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2020
Le 12 mars 2020, comme la pandémie de COVID prend de l’ampleur dans le monde, le Conseil national de sécurité belge décide d’un lock down dès le vendredi 13 mars 18h00.
Le 13 mars, les autorités de l’ISBW mettent tout le personnel qui ne travaille pas en première ligne sur le terrain, en télétravail, à l’exception du Directeur général et de l’Assistante de direction. Malgré que cette forme de travail à distance n’existait pas avant ces évènements à l’Intercommunale, les agents s’organisent rapidement et, dès le lundi 16 mars, la structure administrative, logistique et d’encadrement se remet au travail afin de permettre à leurs collègues de première ligne d’assurer leurs missions.
En effet, le personnel de terrain doit et reste disponible. Accueillantes d’enfants à domicile et aides familiales sont particulièrement utiles et nécessaires : les premières pour accueillir les enfants des personnes ayant des fonctions «essentielles». Les secondes pour assurer un minimum de soins, de lien et d’alimentation (courses, préparation de repas ...) aux personnes isolées ou en isolement.
Les écoles sont fermées, mais là aussi, pour les enfants de parents qui travaillent dans des métiers «essentiels», des lieux d’accueils sont ouverts et les animateurs assurent leur encadrement pendant toute la journée.
Les premiers jours, ces travailleurs de terrain effectuent leur mission sans aucun matériel de protection. Des mesures de prévention sont adoptées par l’ISBW mais ce n’est que le 18 mars que les aides familiales recevront un premier masque type chirurgical cousu en urgence par une bénévole de Chastre. Une pharmacie de Braine-l’Alleud prend contact avec la direction générale pour promettre dès que possible quelques « vrais » masques chirurgicaux et du gel hydroalcoolique.
Il faudra attendre la fin du mois de mars voire, pour certains matériels, le début de juin pour pouvoir équiper le personnel de terrain de l’ensemble des éléments de protection nécessaire.
Malgré ces circonstances très difficiles, aucun membre du personnel ne fera défection.
Le Bureau exécutif soutient la cohérence globale par de fréquentes réunions par téléconférence.
A l’approche de l’été, le Conseil national de sécurité décide d’un déconfinement partiel : le lock down «dur» est levé, mais de nombreuses mesures doivent être adoptées pour tous les rassemblements et les rencontres entre personnes. Cela se traduit par de nombreuses et lourdes adaptations pour accueillir les enfants sur les plaines, pour la prise en charge à domicile des personnes âgées...
L’automne voit une résurgence de la pandémie et le retour à des mesures et postures prophylactiques drastiques.
En raison des circonstances exceptionnelles qui touchent l’ensemble de l’humanité, le travail décidé fin 2019 sur la structure financière de l’ISBW, s’il a progressé, n’est pas prêt pour éclairer le Conseil d’administration sur les orientations à prendre.
2021
La pandémie de COVID se prolonge, avec des variations dans le temps des mesures à adopter. Ces valses hésitations et le fait que cette pandémie s’inscrive dans la durée est pesante pour le personnel : Isolement des télétravailleurs malgré la mise en place de système de visioconférences et autres substituts ; lourdeurs des mesures prophylactiques sur le terrain – voire parfois agressivité de personnes qui n’acceptent pas, par exemple, que les aides familiales soient prioritaires dans les supermarché quand elles font les courses de personnes isolées.
Le travail interne sur l’avenir financier de l’ISBW abouti sur une analyse approfondie et fouillée. Le Conseil d’administration du 7 octobre 2021 adopte les trois mesures suivantes : l’augmentation des tarifs de nombreux services (augmentation limitée pour maintenir leur accessibilité), l’augmentation de la participation communale à un euro par habitant (et indexée à partir de 2023) et le recours à une consultance extérieure pour trouver des pistes complémentaires qui permettent une pérennité financière à long terme.
Un marché public est lancé pour désigner le bureau de consultance chargé d’accompagner l’ISBW.
2022
Au printemps 2022, la pandémie semble enfin dépassée. Certaines mesures restent pertinentes, néanmoins, tous les services peuvent reprendre leurs activités dans un cadre presque identique à celui qui prévalait encore en février 2020.
La consultance relative à l’avenir financier de l’ISBW est attribuée à la société BDO. Son travail débute (rencontre des autorités politiques, des membres du Comité de direction, de services, d’institutions similaire et analyse des comptes et bilan sur plusieurs années).
2023
En janvier 2023, le siège social de l’ISBW est déplacé. Il quitte le Domaine de l’ONE à Chastre et se situe désormais au 200 rue du Cerf à 1332 Rixensart, dans le Mazerin, Business Center de l’Intercommunale économique du Brabant wallon : InBW.
Le 16 octobre, BDO présente au Conseil d’administration le résultat de son travail. Il propose plusieurs options destinées à pérenniser une trajectoire financière positive jusqu’en 2033.
Le Conseil d’administration adopte plusieurs décisions qui, ensemble, doivent assurer à l’Intercommunale l’équilibre ou un léger boni pour les dix années qui suivent.
2024
La situation financière de l’ISBW s’assainit. Les effets des décisions du Conseil d‘administration de 2021 ont permis de clore l’exercice 2023 sur un boni.
En octobre 2024 interviennent les élections communales et provinciales. Ce qui impose aux intercommunales une période d’attente (période dite de prudence puis d’affaires courantes [Circulaire ministérielle du 22 février 2024 concernant la période de prudence à l’approche des échéances électorales de 2024]) : des urnes sortent de nouveaux élus communaux et provinciaux. Début décembre 2024, ils prêtent serment et choisissent, dans les premières semaines de 2025, leurs représentants au sein des intercommunales. Ainsi sera constitué le nouveau Conseil d’administration pour la durée de la législature locale.
Contact
Intercommunale Sociale du Brabant Wallon
Siège social : Rue du Cerf 200, 1332 Rixensart
Courriel : info@isbw.be
Téléphone : 02 - 315.13.51